Rester femme en étant malade

Hello!

Aujourd’hui c’est la journée mondiale contre le cancer, c’est un sujet dur, sensible mais très important à mon sens !

Peu importe notre âge, nous pouvons ou avons déjà été confrontées à cette maladie de près ou de loin, une tante, une grand-mère, un amie, une mère… nous connaissons tous quelqu’un touché par cette maladie.

Mais aujourd’hui, je voulais donner la parole aux femmes, briser ce tabou qui les empêchent de parler de leur féminité, de leur rapport à leur corps… mais voilà c’est un sujet tellement sensible que je ne voulais pas en parler comme ça, en lançant des mots sur la toile, mots qui seront lus et pourraient blesser, toucher certaines personnes… alors j’ai fait appel à Maeva du blog rêves de bulles, Maeva est atteinte d’un cancer du poumon qu’on lui a diagnostiqué après la naissance de sa petite dernière… Et c’est elle qui va vous parler de ce sujet, avec ses mots et son ressenti…

Quand j’ai appris que j’étais malade, je ne me suis pas demandé si la maladie changerait ma vision de moi et de mon corps. Ni si elle interviendrait dans mon couple. 
Je m’étais un peu renseignée sur le cancer. Je voyais des astuces pour soulager les effets des chimios, comment rester féminine quand on perd ses cheveux.
J’ai fait de la chimio. J’ai perdu quelques cheveux, de l’épaisseur, mais honnêtement, je n’ai pas à me plaindre. Et étant atteinte d’un cancer du poumon, je n’ai pas eu à me poser la question de ma féminité « visible ». Parce que oui, quand on parle cancer féminin, en général, c’est celui du sein qui ressort. Si on parle de féminité d’autant plus : entre la perte des cheveux et les mastectomies, je n’imagine pas comme ça doit être difficile…
Mais c’est d’autant plus pernicieux dans un cancer comme le mien qui reste invisible. Je n’ai pas vécu, à proprement parler, la perte de la féminité. J’ai vécu une perte… « de corps ». J’ai laissé mon corps à la médecine. Aux piqûres, aux scanners, aux traitements, aux palpations, aux pesées. Je m’en suis détachée pour cesser de souffrir. Pour arrêter de penser que la maladie était en moi et en personne d’autre. Et forcément, ce corps qui me faisait tant souffrir ne pouvait plus être touché, ne pouvait être aimé. Même être regardée me gênait. Mon compagnon n’avait plus accès à moi. Je ne me maquillais plus. Mes enfants avaient les câlins nécessaires, mais guère plus. C’était devenu dur d’être moi. D’être amante, femme, mère. Je m’étais coupée de mon corps parce que je souffrais trop. 
J’ai fini par faire la paix avec lui. Tout doucement. En acceptant d’être touchée, de temps en temps. En acceptant quelques caresses. En me regardant à nouveau dans le miroir, chose que je ne faisais plus. Puis mon homme a fini par me reconquérir. À redonner du corps à mon corps. J’ai senti que ce corps que moi je rejetais, quelque part, lui, il l’aimait. Malgré les nouvelles cicatrices, les tubes, les bosses, les douleurs. Alors, j’ai recommencé à me maquiller, de temps en temps. Puis de plus en plus souvent. D’ailleurs, le #crâneuse a souvent été utilisé sur mon compte Instagram, comme ma propre reconquête. 
Alors oui, la fatigue reste là, mais ça y est, mon corps et moi ne faisons plus qu’un. Nous sommes à nouveau femme. Belle. Puissante. Parce que cette force est nécessaire pour faire face. Parce qu’il me semble important de garder cette identité afin de ne pas sombrer dans la maladie, pour ne pas s’oublier au profit de la maladie. 
J’aurais aimé qu’on me donne des clés pour affronter ce moment-là. Qu’on me dise que c’est normal. Que ça passe, si on est à l’écoute de soi, et bien entourée. Si on nous laisse du temps aussi. Parce que sans la patience de mon compagnon, je ne sais pas si j’aurais su réapprendre mon corps, si j’aurais réussi à être femme à nouveau.

J’ai pu échanger plusieurs fois sur ce sujet avec Maeva et je trouve déplorable et triste que les professionnels n’accompagnent pas plus leurs patientes sur cet aspect de la maladie… je trouve déplorable que les psychologues n’aident pas plus leurs patientes, qu’il n’y est pas plus de séances d’esthétique en parallèle des traitements…

Mais on voit émerger des marques qui veulent répondre à ces besoins, à cette problématique, on voit des marques qui veulent faire du bien à ces patientes! Et parmis elles «Même», c’est une marque de cosmétiques adaptée aux peaux extrêmement fragiles des personnes atteintes du cancer, ce sont des soins testés en centre de lutte contre le cancer, en collaboration avec des oncologues. Ils sont composés jusqu’à 100% d’ingrédients d’origine naturelle, sans perturbateurs endocriniens… les deux jeunes fondatrices ont lancés cette marque en 2017 suite à des expériences personnelles douloureuses… le petit plus ? La marque se veut résolument positive et féminine pour que le bien-être de ces millions de femmes soit une bulle rien qu’à elles où la maladie n’a pas sa place …

Eshop Même

Instagram Rêves de bulle : vous pourrez retrouver ici toute l’histoire et le quotidien de Maeva

Bisous Bisous

Angele

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2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. ColombesMum dit :

    Quel sujet difficile, merci d’en parler! Ces personnes sont courageuses et fortes…!

    Aimé par 1 personne

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